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Le lait, pas forcément un ami pour la vie !

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Je partage avec vous un article de Laure Belot et Pascale Santi que j'ai trouvé sur le monde.fr. Le lait tue les animaux, ça c'est une certitude mais son utilisation pose des problèmes de santé.

Et si les produits laitiers n'étaient pas "nos amis pour la vie ", contrairement au célèbre slogan publicitaire des années 1990 ? La consommation de lait est en baisse depuis vingt ans, soit 24 % entre 1999 et 2007, selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Sur cette même période, en comptant les yaourts et les produits frais qui progressent légèrement, la baisse est de 12 % pour l'ensemble des produits laitiers. La France reste toutefois le deuxième consommateur au monde de fromage, mais se retrouve en 11e position mondiale pour le lait seul.

Cette tendance se dessine déjà dans les linéaires des supermarchés. Ainsi Lactel a lancé Matin léger en 2000, avec une promesse, 90 % de lactose en moins. Imaginé pour satisfaire les intolérants au lactose, "ce lait a trouvé un public plus large", reconnaît Luc Morelon, directeur de la communication. "Plus de 8 personnes sur 10 déclarent mieux digérer Matin léger que le lait habituel", annonce la marque. Les ventes ont doublé en six ans et ont encore progressé de 10 % en 2009. Résultat : le concurrent Candia vient de lancer Soâ, sur le même concept.

Parallèlement, les offres de substitution se multiplient. Si les volumes sont encore faibles, la croissance est à deux chiffres. Ainsi, la marque Bjorg propose plus de vingt laits de soja ou boissons végétales. Les ventes de ces dernières ont augmenté de 29 % en 2009.

"Nos produits étaient destinés aux personnes intolérantes. Nous attirons aujourd'hui des consommateurs qui veulent diminuer la proportion de protéines animales dans leur alimentation", explique Anne Pouplier, la responsable de la communication. Les grands distributeurs s'y mettent comme Carrefour, Leader Price ou Leclerc. Même les magazines féminins surfent sur la tendance. Ainsi, les trois régimes "détox" proposés par Elle début janvier pour se remettre des fêtes proposent de lever le pied..., entre autres sur les produits laitiers.

Ces aliments auraient-ils, au bout du compte, toutes les vertus qu'on leur prête ? Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande trois produits laitiers (yaourts, fromages blancs, fromages... et lait) par jour. "En dehors de l'allergie aux protéines de lait de vache et de l'intolérance au lactose, il n'y a aucune preuve scientifique que les produits laitiers soient liés à des pathologies. Au contraire, les pédiatres, la Haute Autorité de santé (HAS), l'Académie de médecine... mettent en avant les bienfaits du lait", souligne Marie-Claude Bertière, directrice du département santé du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel). "Consommer des produits laitiers diminuerait les risques de cancer du colon, de diabète de type 2, d'hypertension, de syndrome métabolique", ajoute-t-elle.

Face à cette baisse de consommation, plusieurs médecins, dont Jean-Michel Lecerf, nutritionniste à l'Institut Pasteur de Lille, "craignent des carences en calcium, indispensable pour la croissance des enfants et des adolescents, et utile contre l'ostéoporose..."

Pour autant, le sujet est polémique. Le livre de Thierry Souccar, Lait, mensonges et propagande, sorti en 2007, puis remis à jour en 2008, a fait grand bruit. A tel point que l'Académie de médecine a organisé dans la foulée une conférence de presse "Lait et santé, est-il raisonnable de se priver de lait et de produits laitiers ?".

Une chose est certaine. Des voix médicales s'élèvent avec un autre discours. Une prise de parole d'autant plus délicate que l'enjeu économique est énorme. Le secteur de l'industrie laitière (24,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2008) est le premier investisseur publicitaire dans l'alimentation, avec 521 millions d'euros en chiffres bruts dépensés en 2009, selon TNS Media Intelligence. La France est également le pays de Danone, numéro un mondial des produits laitiers, premier annonceur publicitaire de son industrie.

"Il ne s'agit pas de proscrire le lait, explique Henri Joyeux, cancérologue et professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier, mais il est désormais certain qu'il n'existe aucune preuve scientifique pour affirmer qu'il faut consommer 3 à 4 laitages par jour. Les produits laitiers posent aujourd'hui de nombreux problèmes de santé publique. Il y a de plus en plus d'allergie aux protéines du lait de vache. De plus, près de la moitié de la population ne digère pas bien le lait. Je préconise plutôt le lait de chèvre ou de brebis."

Un responsable hospitalier précise : "Le lait contient du lactose, qui n'est pratiquement pas absorbable tel quel par l'intestin. Il doit d'abord être digéré dans l'intestin grêle par une enzyme, la lactase. Celle-ci est à son taux maximal chez le nouveau-né arrivé à terme puis subit chez beaucoup d'adultes (20 % à 50 % de la population en France) un déclin physiologique qui l'amène à environ 10 % de sa valeur initiale." D'où l'impression de ballonnements. Dans ce cas, le fromage, qui ne contient quasiment plus de lactose, est une bonne alternative, selon plusieurs médecins.

Le neurologue Bernard Aranda observe que "80 % de (ses) patients atteints de migraines ou de céphalées voient leurs maux disparaître ou s'atténuer fortement en moins d'un mois après avoir arrêté le lait de vache et ses dérivés, à l'exception du beurre et du fromage. Et il semble que les réactions au lait sont encore plus nettes après une période d'arrêt prolongé." Le cas du lait reste complexe. Comme pour tout aliment, la question cruciale étant de savoir si le bénéfice d'ensemble l'emporte sur les effets nocifs.

Pour tenter d'y voir clair, en Finlande, premier consommateur mondial de lait, une étude internationale randomisée (dont les participants sont répartis de façon aléatoire) appelée TRIGR est menée depuis 2002. Sa finalité : déterminer si la consommation dès le plus jeune âge de lait de vache avec son apport de protéines animales pourrait avoir une incidence sur l'augmentation du diabète de type 1, ou insulino-dépendant, dont la Finlande possède le record mondial.

L'étude, financée pour partie par l'Union européenne suit 2 160 enfants à risque de 15 pays. "Cette étude a été initiée après avoir constaté que les enfants allaités au sein présentaient un risque moins important de diabète de type 1", explique Mila Hyytinen de l'équipe de recherche. "Une étude pilote sur 230 enfants a montré que le risque de présenter un diabète de type 1 diminue de 40 % à 60 % pour les enfants avec des prédispositions génétiques pour cette maladie lorsqu'ils sont nourris avec un lait recomposé", explique le professeur Mikael Knip, qui dirige cette recherche. Les résultats de l'étude globale sont attendus fin 2017.
Laure Belot et Pascale Santi


Les sources de calcium

Les produits laitiers, fromages en tête, ne sont pas la seule source de calcium. D'autres aliments en contiennent, comme le poisson, les oléagineuses (tournesol, sésame...), les légumineuses (soja...), les noix, les légumes verts (persil, épinard, fenouil, brocoli, haricot vert...), de nombreux fruits (cassis, orange, groseille, mûre, etc.) et certaines eaux minérales.
Sur le même sujet
Entretien Walter Willett : "Une forte consommation augmente les risques de cancer de la prostate"

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Il existe un site complet sur ce que subissent les vaches:[url=lavachequipleure.com]lavachequipleure.com[/url]

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Voici justement les tracts que nous distribuons sur nos stands:

Le lait provient d'une mère qui pleure ! C'est un tract fait par Peaceful Prairie Sanctuary



Elle n'est pas une machine à lait Tract de Emancipation animale



Les droits des animaux de Gary Francione sur son site L'approche abolitionniste.




Vous trouverez tous ces tracts réunis sur le site de vegan.fr

Il faut se rappeler qu'il y a autant de souffrances dans un verre de lait que dans un steak. C'est pour cela qu'il faut devenir végan car s'arrêter au végétarisme ne suffit pas. Etre végétarien c'est être complice de la souffrance des vaches, chèvres, brebis, anesse. Une fois que toutes ces femelles ne produisent plus de lait, elles sont vite envoyées à l'abattoir. Elles mènent une vie plus misérable que les mâles et leur calvaire est beaucoup plus long.

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Par rapport au site lavachequipleure.com , je l'ai un peu parcouru, il y a du vrai, mais il y a aussi pas mal d'intox, ou au moins d'informations franchement exagérées, je donnerai des exemples si nécessaire.

Ce que je me disais, c'est que je peux justement me rendre utile pour démêler le vrai du faux, puisque qu'étant étudiant en BTS PA, je suis justement au cœur de la filière que vous combattez, j'effectue souvent des stages dans diverses exploitations ou organismes agricoles, et je suis donc bien placé pour rapporter ce qui s'y passe réellement, avec ma vision des choses, qui est celle de quelqu'un qui a beaucoup de respect et d'admiration pour la vie et qui est donc souvent très différente de celle des professionnels du secteur, je ne suis d'ailleurs pas issu du milieu agricole. Il y a d'ailleurs pas mal de tâches que je dois effectuer à contrecœur.
Seulement le sujet est tellement large, je préfère répondre à des questions ciblées pour ceux que ça intéresse.


EDIT : je voudrais quand même donner, pas vraiment un point de vue, mais quelques pistes de réflexions sur l'"abolitionnisme" :

Transformer les esprits et transformer la loi. La meilleure façon d’affronter le problème est de manière directe et honnête, en réclamant l’abolition : la fin de toute exploitation animale, tout court, et en éliminant chacun notre usage personnel des animaux autant qu’il est possible de le faire actuellement. Qu’est-ce que cela veut dire pour les animaux? Cela signifie la fin des expériences médicales douloureuses, la fin de la souffrance prolongée de la vie sur une ferme industrielle, la fin de l’horreur intense de la mort dans un abattoir. Cela veut dire que les animaux seraient capables de gérer leur vie eux-mêmes, sans domination et exploitation par les humains. Est-ce que cela veut dire que nous devrions donner le droit de vote aux moutons? Bien sûr que non! Cela veut dire tout simplement que les animaux auront le droit de ne pas être exploités par les humains.

Idéologiquement ça se tient, mais plus du tout dès qu'il s'agit de savoir, concrètement, qu'est-ce qu'on fait des animaux d'élevage? La vache, le mouton, le cochon, la chèvre, la poule et tous les autres ont été sélectionnés par l'homme depuis des milliers d'années, et de plus en plus intensivement depuis une cinquantaine d'année, pour répondre à des exigences de production dans des conditions d'élevage particulières à chaque race, mais on ne pourrait pas les lâcher en liberté dans la nature, soit ils s'y adapteraient et risqueraient de bouleverser des écosystèmes de manière irréversible (c'est ce qui s'est passé quand les européens ont introduit le cochon en Amérique), soit, pour beaucoup, ils ne pourraient pas survivre sans l'homme, et les libérer reviendrait à les condamner à mort...
Ou alors dites simplement que vous souhaitez la disparition des animaux domestiques, ce n'est pas in-envisageable, mais je ne vous raconte pas le bordel dans les campagnes...
Enfin bref, j'aimerais quelques précisions.


Selon la FAO, l'élevage produit plus de gaz à effets de
serre que l’utilisation de pétrole pour les voitures, tracteurs
et autres moyens de transport.

D'ailleurs ce sont les pets de mammouths qui ont permis de sortir de l'air glaciaire ! scratch
Faux, faux et archi-faux : les animaux ne produisent pas de gaz à effet serre : L'herbe (ou même le soja et le maïs), via la photosynthèse, prélèvent du carbone dans l'atmosphère pour pousser, les animaux mangent l'herbe et rejettent une partie de ce carbone dans l'atmosphère, c'est un cycle régulier, pas une production. De la même manière les nuages stockent l'eau mais ne la produise pas.

Par contre les voitures, tracteurs etc... , en brûlant du pétrole qui lui ne se reconstitue qu'infiniment lentement, rejettent effectivement des gaz à effet de serre que la planète avaient mis des millions d'années à stocker, et là on peut considérer qu'ils sont effectivement produits.


Je pense aussi que l'élevage n'est pas responsable en lui-même de la faim dans le monde, c'est le système économique qui l'en rend coupable en encourageant des pratiques absurdes! Un vache française qui mange de l'herbe n'affame pas l'Argentin, puisque l'Argentin ne peut pas manger l'herbe, une vache française qui mange du soja français n'affame pas l'Argentin non plus. Le problème, c'est que les vaches françaises, pour des raisons purement capitalistes, ont été amenées à manger du soja argentin, alors que les Argentins crèvent de faim... (bien sûr c'est plus compliqué que ça, mais il est trop tard pour rentrer dans les détails)

PS : je ne sais pas si ce départ de débat est à sa place, si non merci de le déplacer.

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C’est bien de ta part de te poser des questions. Nous l’avons tous fait sur ce forum avant de nous lancer dans le militantisme. Notre association est abolitionniste car nous nous positionnons contre l’exploitation et la mis à mort des animaux que ce soit justifiable ou non.

Avant de te répondre je souhaiterais que tu comprennes avant tout notre éthique et philosophie de vie en visionnant cette magnifique vidéo sans arrière pensée:




Le film est en 2 parties. Ne négligez pas la 2ème partie.


Tu peux la trouver en entier sur daylimotion : Veni vedi vegani

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Tu te poses la question de savoir que deviendraient les animaux d’élevage si on arrêtait de les exploiter. Cette question s’est également posée lorsque des personnes ont voulu abolir l’esclavage. Je rappelle que les noirs étaient considérés comme des animaux, il y avait des « mâles et des femelles » reproducteurs, les propriétaires vendaient ou achetaient des esclavages sur des marchés suivant leur besoins, séparaient les enfants des mères pour les exploiter. Jamais ils n’ont pensé que leurs esclaves avaient droit à la liberté ou éprouvaient des émotions. Les propriétaires avaient droit de vie et de mort sur leurs esclaves parce qu’ils pensaient être supérieurs à eux et arrivaient ainsi à justifier leur exploitation. Après on va dire qu’il y avait des bons et des mauvais propriétaires (ceux qui torturaient, punissaient, tuaient… et ceux qui n’utilisaient pas ces pratiques) mais l’esclavage bon ou mauvais n’est pas justifiable.
Les esclavagistes ont certainement pensé qu’on ne pouvait pas libérer les esclaves parce que ceux-ci auraient été incapable de survivre, ils auraient envahis l’Amérique, après il y en aurait eu trop où ils se seraient mélangés…aujourd'hui, ils ont un président noir !!!!!!
Heureusement des personnes se sont battus pour que les noirs soient reconnus comme des êtres libres même si le racisme et l’esclavage existent toujours de nos jours... Je passerais sur le génocide des amérindiens qui eux n'étaient pas considérés comme des animaux domestiques(comme les noirs) mais comme des animaux sauvages trop impulsifs pour être domestiqués donc nuisible à l'homme blanc. Voir le livre Un éternel Treblinka de Charles Patterson
Ceux qui veulent tirer profit des créatures vivantes trouvent toujours des justifications. La femme n’a acquis une « âme » qu’au XV ème siècle. Pendant très longtemps le mari avait droit de vie, de mauvais traitements et de mort sur sa femme et ses enfants. Les femmes n’avaient pas le droit de faire des études (universités réservées aux hommes, etc …), de la politique, etc … Les hommes de l’époque ne voulaient pas être envahis dans leur cercle par des femmes qui leur étaient inférieures, après il y en aurait eu partout. Une femme médecin, chirurgien ce n’était même pas envisageable !!! Il est vrai qu'on a encore du boulot sur ce terrain...(il y a toujours des femmes battues, vendues, torturées, exploitées parce que certain trouvent des justifications).

Je pense que comme pour les esclaves et les femmes, les animaux ne sont pas sur cette planète uniquement pour être exploités par les humains mais pour vivre leur vie. Qu'elle est cette idée que pour sauver les animaux d'élevage ils faut continuer de les faire naître et de les tuer pour les sauver ? Les sauver de qui ? de la Nature? Si les abattoirs seraient le Paradis, je pense que ça se saurait et les humains seraient les premiers à faire la queue pour en profiter.

Si des extra-terrestre venaient sur notre planète, et trouveraient justifiable que l'espèce humaine soit exploitable ou détruite pour sauver la planète que nous mettons sans cesse en danger ou parce qu'ils seraient capables de faire des choses que nous ne pouvons faire, ne seriez-vous pas content que certains d'entre eux parlent en notre nom, pour notre liberté et essaient de nous sauver?

Si au lieu de perdre du temps à se poser toujours les mêmes questions sur le bien fondé de l'exploitation des animaux, on réfléchissaient plutôt à vivre autrement sans créer de la souffrance, de l'exploitation, de l'esclavage, à supprimer l'idée de supérieur ou inférieur. Je rappelle que les végétaux, les animaux sont apparus bien avant nous sur Terre et qu'ils se débrouillaient très bien sans nous. Il faut cesser de se prendre pour des Dieux et croire que les animaux ont besoin de nous. Si les humains devaient disparaitre du jour au lendemain, je suis sûre que la nature, les végétaux et les animaux survivraient sans aucun problème. Le problème sur cette Planète c'est nous, on fout le bordel partout. Alors apprenons à vivre autrement.

Des peuples, comme les peuples premiers en Amérique du sud, vivent sans élevage, sans agriculture, sans économie de marché, sans police, sans cancers, sans antidépresseur, sans psy, sans hopitaux, etc... depuis des siècles. Leur population est restée stable. Ils ont régulé leur naissance, vivent en symbiose avec leur environnement, ne prennent pas plus qu'ils ne peuvent, leurs dieux sont souvent la nature, les animaux.
Nos civilisations si avancées sont en échec total. Bientôt nous serons 9 milliard d'êtres humains et déjà 3 fois plus d'animaux d'élevage.
On nourrit 20 milliard d'animaux d'élevage alors que 80 millions d'hommes meurent de faim chaque année. Cherchez l'erreur !!!!!

Un autre monde est possible et le veganisme est le moyen de le concrétiser. Partout dans le mondes des groupes se forment qui y croient:

http://www.defensanimal.org/ Espagne
Homovegetus CHILI
Tibetan Children's Village
La révolution de la cuillère
http://www.larevoluciondelacuchara.org/Mexique

et bien d'autre encore

Cela fait plusieurs années que notre famille est végane et nous ne souffrons d'aucune carence bien au contraire nous en meilleur santé car nous achetons des végétaux non OGM, issus d'une agriculture raisonnée qui ne tue pas la terre. Nous sommes plus instruits car nous devons sans cesse nous justifier de ne pas tolérer la mort dans nos assiettes. Nous respectons le monde minéral, le monde végétal et animal qui sont tous sensibles et méritent le respect.

La REVOLUTION commence dans l'assiette.

La révolution, c'est entre toi et ton assiette.
Le simple fait de manger entraine des conséquences politiques et sociales que tu ignores. Ta cuillère est ta meilleure arme.Prends donc conscience qu'il peut être plus effectif de retirer la viande de son assiette que de faire des manifestations politques ou caritatives.

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J'ai jeté un oeil au film, je n'ai pas tout regardé car il a un petit air de déjà vu, j'avais déjà du le voir il y a quelques mois, où peut-être quelque chose de semblable.

De toutes façons, je ne suis pas le dernier des cons(-ommateurs), je suis passé par beaucoup d'idéologies "écolo" différentes mais mes convictions évoluent toujours, heureusement! Quant au milieu de l'élevage, de par mes études, je nage en plein dedans, et j'ai vu de mes yeux beaucoup de choses que mêmes les mieux informés d'entre vous ne soupçonnent probablement pas.

Déjà ça me fait plaisir qu'ici on puisse argumenter un peu, j'aime ça.
Je suis globalement d'accord avec toi sur le fond, mais je vais quand même reprendre point par points parce qu'ils y a des choses qui me chiffonnent.

- On peut effectivement comparer l'esclavagisme avec l'exploitation des animaux, le principe est à peu près le même, mais ce qui distingue les animaux d'élevage, c'est la sélection génétique qui a duré des millénaires et qui les a souvent beaucoup éloigné de leur cousins sauvages, s'ils existent encore... Et je maintiens ma position sur ce point : Une vache de race à viande qui ne peut vêler que par césarienne ne peut survivre sans l'homme, une brebis très prolifique qui a besoin d'une ration très concentrée non plus, un porcelet de race moderne ne peut survivre plus de 24h en dessous de 25°C, un lapin d'élevage serait bien incapable de courir pour échapper au renard, ou même de creuser un terrier à sa taille...
Non vraiment, on ne peut pas libérer les animaux d'élevage sauf peut-être certaines races rustiques encore bien adaptées au milieu, tout ce qu'on peut faire c'est abandonner leur exploitation, mais ces races disparaîtrons pour la plupart avec leur libération. Ce qui n'est pas forcément un mal!

Qu'elle est cette idée que pour sauver les animaux d'élevage ils faut continuer de les faire naître et de les tuer pour les sauver ?

En fait, l'immense majorité des gens qui bossent dans l'élevage, et j'en ai côtoyé pas mal, ne se sont jamais posé ce genre de question, pour eu l'exploitation des animaux, ce n'est ni bien ni mauvais, c'est leur travail, alors ils font leur travail, point. J'en ai vu frapper violemment les bêtes "pour que ça avance!", et pourtant ces gens-là ne sont pas plus méchants que vous ou moi... il font leur boulot.


Une question, est-ce que le berger dans la montagne, qui protège les brebis du loup, et vend des agneaux pour gagner de quoi vivre, exploitent les animaux?

Des peuples, comme les peuples premiers en Amérique du sud, vivent sans élevage, sans agriculture, sans économie de marché, sans police, sans cancers, sans antidépresseur, sans psy, sans hopitaux, etc... depuis des siècles.

A ma connaissance aucun de ces peuples n'est végétarien non plus...

Et puis tous ces peuples nomades qui ne vivent que pour et par l'élevage, que ce soit des rennes, des zébus, des yacks, des dromadaires ou des vaches, ils sont déjà tous plus ou moins en voie d'extinction, et pour vous, ce serait tant mieux?

Nos civilisations si avancées sont en échec total.

Là je suis totalement d'accord.

Un autre monde est possible et le veganisme est le moyen de le concrétiser.

Là j'avoue que j'ai plus de mal à suivre... Je vois pas trop en quoi ne plus manger que des légumes, même bios ou "issus d'une agriculture raisonnée" (ce qui ne veut d'ailleurs pas dire grand chose, lisez les normes...), va changer le monde... Ce qui détruit le monde c'est la logique économique, et elle, qu'elle se nourrisse de viande, de blé ou pétrole, elle tourne toujours...

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Là je ne te comprends pas. Je pense qu'être vegan c'est déjà beaucoup. Refuser l'utilisation des animaux, c'est déjà refuser la logique économique grâce au boycott.

Continuer d'utiliser les animaux ne l'arretera pas ta logique économique, au contraire cela permet de la perpétuer. Par ailleurs, en plus de remettre en cause le capitalisme, il est indispensable d'abandonner le système productiviste (celui-ci étant le fondement du communisme et du capitalisme) issue de l'industrialisation. La décroissance paraît être un bon moyen de lutter contre ces deux phénomènes (capitalisme et productivisme) pour pouvoir sauver la planète.
Si une très grande majorité de la population devenait végane, je suis certaine que cela changerait la face du monde. Tu n'as pas regardé la vidéo, c'est dommage. En effet, si l'on refuse la violence sur un être quelqu'il soit, cela viendrait à remettre en question toute notre civilisation : La déclaration des droits de l'Homme devra être repensée car si l'on refuse l'exploitation des animaux forcément on refuse l'exploitation des être humains (dans les mines, usines, etc...) Pendant la guerre civile en Espagne les anarchistes ont mis en place l'autogestion et le végétarisme justement.

Je te conseille le site Abolitionist approach et le livre , je me répète Un Eternel Treblinka de Charles Patterson (historien) qui explique où l'élevage des animaux nous a conduit.

En attendant, en étant végane, je ne suis pas dans la logique capitaliste car je boycott au maximum les grandes multinationales et tout ce qui touche de près ou de loin à l'exploitation des animaux. Moi et ma famille nous essayons de limiter au maximum nos achats en grande surface et très prochainement nous achèterons des fruits et des légumes à des producteurs locaux.

Il ne faut pas oublier que la non-violence est le principe directeur du véganisme, c'est-à-dire qu'il a refus d'infliger des souffrances et de dominer des êtres sensibles (il n'est pas exclu de respecter les plantes et les arbres) et de limiter notre impact sur l'environnement.

Ne rien faire c'est laisser faire.


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Ne rien faire c'est laisser faire !
L'inaction est une trahison !
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Là je ne te comprends pas. Je pense qu'être vegan c'est déjà beaucoup. Refuser l'utilisation des animaux, c'est déjà refuser la logique économique grâce au boycott.

Je n'ai jamais dit que ce n'était pas bien d'être végan, au contraire.
Seulement tu mélanges dans ton argumentation véganisme et décroissance, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. On peut, sauf erreur de ma part, être végan sans être décroissant et inversement...

Et puis il y a quand même d'importantes contradictions dans vos logiques, par exemple c'est bien beau de recueillir des chiens, mais savez-vous ce que vous leur donnez à manger?

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Je ne mélange pas véganisme et décroissance. Les 2 sont tout à fait compatibles et même complémentaires puisque le veganisme rejette l'exploitation.
Quand on devient vegan, on sort du système capitaliste de consommation classique "plus on consomme plus on est heureux".
On est plus difficile dans ses choix car on recherche des produits éthiques que l'on ne trouve justement pas dans la grande distribution comme des chaussures sans cuir et en matière recyclée par exemple. Le fait de ne plus acheter des produits contenant des matières animales limite considérablement les achats (surtout en France), et de plus, notre mouvement de part sa philosophie et son éthique nous fait tendre obligatoirement vers un autre choix de vie.

Il n'y aurait moins d'antagonisme pour un vegan à être décroissant qu'un anarcho-primitiviste à faire un BTS Productions Animales sachant que l'anarcho-primitiviste rejette la domestication de l'environnement (agriculture et élevage).

En ce qui concerne les chiens nous sommes les premiers à sensibiliser les gens sur la nature de l'alimentation donnée aux animaux domestiques qui est de plus testée justement sur les animaux=>Marques à boycotter

voici une vidéo sur les tests de croquettes pour chiens sur des chiens:



Un site très intéressant : http://www.abolitionistapproach.com/fr/

Les “animaux de compagnie”
Publié par Gary L. Francione dans Blog, Podcast

Chers collègues:

La question des « animaux de compagnie » est un sujet sensible avec beaucoup de défenseurs.

Voici ce que j’ai écrit dans l’appendice de mon livre: Introduction aux Droits des Animaux: Votre Enfant ou le Chien?:

Question 3: Est-ce que l’institution de la possession d’animaux de compagnie viole le droit basique des animaux à ne pas être considérés comme des objets?

Réponse: Oui. Les animaux de compagnie sont notre propriété. Les chiens, chats, hamsters, lapins, et autres animaux sont produits en masse comme des boulons dans une usine ou, dans le cas des oiseaux ou animaux exotiques, capturés dans la nature, transportés sur de longues distances, pendant lesquelles beaucoup d’entre eux meurent. Les animaux de compagnie sont commercialisés exactement de la même façon que d’autres commodités. Bien que certains d’entre nous traitent bien leurs compagnons, la plupart d’entre nous les traite mal. En Amérique, la majorité des chiens passe moins de deux ans dans un foyer avant d’être jetés dans une fourrière ou sinon transférés à un nouveau propriétaire; plus de 70% des gens qui adoptent des animaux les donnent, les emmènent dans des refuges ou les abandonnent. Nous sommes tous conscients d’histoires horribles de chiens du voisinage vivant à l’attache et passant la majorité de leur vie seuls. Nos villes sont pleines de chiens et chats errant qui vivent misérablement, qui sont affamés ou souffrent du froid, qui succombent de maladies, ou qui sont torturés par des humains. Des gens qui disent aimer leurs compagnons animaux les mutilent absurdement en leur faisant couper les oreilles, la queue, ou arracher les griffes de façon à ce qu’ils ne grattent pas les meubles.

Vous pouvez traiter votre compagnon comme un membre de votre famille et effectivement lui accorder une valeur intrinsèque ou le droit basique de ne pas être traité comme votre ressource.

Mais le traitement de votre animal signifie vraiment que vous considérez votre propriété animale comme ayant une valeur supérieure à celle du marché; si vous changiez d’avis et que vous administriez quotidiennement des sévices corporels graves à votre chien à des fins disciplinaires ou que vous arrêtiez de nourrir votre chat pour le motiver davantage à attraper les souris dans le sous-sol de votre magasin, ou que vous tuiez votre animal pour ne plus l’assumer financièrement, votre décision serait protégée par la loi. Vous êtes libre de donner la valeur que bon vous semble à votre propriété. Vous pouvez décider de lustrer souvent votre voiture ou de laisser l’érosion se faire.

Le choix vous appartient. Tant que vous apportez le minimum d’entretien à votre voiture pour qu’elle passe le contrôle technique, toutes autres décisions prises avec respect envers le véhicule, y compris le donner au ferrailleur sont vos affaires. Tant que vous apportez un minimum de nourriture, d’eau et d’abris à votre animal, toutes autres décisions, à part de le torturer sans raison, sont vos affaires, y compris votre décision de l’abandonner dans le refuge le plus proche (où beaucoup d’animaux sont soit tués soit vendus pour la recherche), ou de le faire tuer par un vétérinaire complaisant.

Il y a de nombreuses années, j’ai adopté un hamster par l’intermédiaire d’un camarade de fac de droit. Une nuit le hamster a été malade, et j’ai appelé les urgences vétérinaires. Le vétérinaire a dit que la somme minimale pour une urgence était de 50$ et m’a demandé si je voulais dépenser cette somme alors que je pouvais avoir un “nouveau” hamster dans n’importe quelle animalerie pour 3$. J’ai de toute façon emmené le hamster chez le vétérinaire, mais cet événement a été l’un des premiers à réveiller ma conscience au sujet du statut de commodités économiques que sont les animaux.

En tant que personne vivant avec sept compagnons canins sauvés que j’aime tendrement, je ne prends pas ce sujet à la légère. Bien que je considère mes compagnons comme des membres de la famille, ils restent ma propriété et je pourrais décider demain de les tuer. J’ai beau aimer vivre avec des chiens, s’il n’en restait plus que deux dans le monde, je ne serais pas d’avis de les élever pour qu’il y ait plus “d’animaux de compagnie” et donc de perpétuer leur statut de propriété. En effet, quiconque se soucie réellement des chiens devrait visiter une “usine à chiots” - un endroit où les chiens sont élevés par centaines ou par milliers et ne sont traités que comme des commodités. Les chiennes reproduisent jusqu’à épuisement et sont soit tuées soit vendues pour la recherche. Nous devrions bien sûr arrêter de donner la vie à des animaux pour pouvoir les posséder comme animaux de compagnie.

Dans ce second Commentaire de l’Approche Abolitionniste, nous étudierons tous les aspects de la question des “animaux de compagnie”.

Gary L. Francione

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