Je partage avec vous un article de Laure Belot et Pascale Santi que j'ai trouvé sur le monde.fr. Le lait tue les animaux, ça c'est une certitude mais son utilisation pose des problèmes de santé.

Et si les produits laitiers n'étaient pas "nos amis pour la vie ", contrairement au célèbre slogan publicitaire des années 1990 ? La consommation de lait est en baisse depuis vingt ans, soit 24 % entre 1999 et 2007, selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Sur cette même période, en comptant les yaourts et les produits frais qui progressent légèrement, la baisse est de 12 % pour l'ensemble des produits laitiers. La France reste toutefois le deuxième consommateur au monde de fromage, mais se retrouve en 11e position mondiale pour le lait seul.

Cette tendance se dessine déjà dans les linéaires des supermarchés. Ainsi Lactel a lancé Matin léger en 2000, avec une promesse, 90 % de lactose en moins. Imaginé pour satisfaire les intolérants au lactose, "ce lait a trouvé un public plus large", reconnaît Luc Morelon, directeur de la communication. "Plus de 8 personnes sur 10 déclarent mieux digérer Matin léger que le lait habituel", annonce la marque. Les ventes ont doublé en six ans et ont encore progressé de 10 % en 2009. Résultat : le concurrent Candia vient de lancer Soâ, sur le même concept.

Parallèlement, les offres de substitution se multiplient. Si les volumes sont encore faibles, la croissance est à deux chiffres. Ainsi, la marque Bjorg propose plus de vingt laits de soja ou boissons végétales. Les ventes de ces dernières ont augmenté de 29 % en 2009.

"Nos produits étaient destinés aux personnes intolérantes. Nous attirons aujourd'hui des consommateurs qui veulent diminuer la proportion de protéines animales dans leur alimentation", explique Anne Pouplier, la responsable de la communication. Les grands distributeurs s'y mettent comme Carrefour, Leader Price ou Leclerc. Même les magazines féminins surfent sur la tendance. Ainsi, les trois régimes "détox" proposés par Elle début janvier pour se remettre des fêtes proposent de lever le pied..., entre autres sur les produits laitiers.

Ces aliments auraient-ils, au bout du compte, toutes les vertus qu'on leur prête ? Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande trois produits laitiers (yaourts, fromages blancs, fromages... et lait) par jour. "En dehors de l'allergie aux protéines de lait de vache et de l'intolérance au lactose, il n'y a aucune preuve scientifique que les produits laitiers soient liés à des pathologies. Au contraire, les pédiatres, la Haute Autorité de santé (HAS), l'Académie de médecine... mettent en avant les bienfaits du lait", souligne Marie-Claude Bertière, directrice du département santé du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel). "Consommer des produits laitiers diminuerait les risques de cancer du colon, de diabète de type 2, d'hypertension, de syndrome métabolique", ajoute-t-elle.

Face à cette baisse de consommation, plusieurs médecins, dont Jean-Michel Lecerf, nutritionniste à l'Institut Pasteur de Lille, "craignent des carences en calcium, indispensable pour la croissance des enfants et des adolescents, et utile contre l'ostéoporose..."

Pour autant, le sujet est polémique. Le livre de Thierry Souccar, Lait, mensonges et propagande, sorti en 2007, puis remis à jour en 2008, a fait grand bruit. A tel point que l'Académie de médecine a organisé dans la foulée une conférence de presse "Lait et santé, est-il raisonnable de se priver de lait et de produits laitiers ?".

Une chose est certaine. Des voix médicales s'élèvent avec un autre discours. Une prise de parole d'autant plus délicate que l'enjeu économique est énorme. Le secteur de l'industrie laitière (24,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2008) est le premier investisseur publicitaire dans l'alimentation, avec 521 millions d'euros en chiffres bruts dépensés en 2009, selon TNS Media Intelligence. La France est également le pays de Danone, numéro un mondial des produits laitiers, premier annonceur publicitaire de son industrie.

"Il ne s'agit pas de proscrire le lait, explique Henri Joyeux, cancérologue et professeur de chirurgie digestive à la faculté de médecine de Montpellier, mais il est désormais certain qu'il n'existe aucune preuve scientifique pour affirmer qu'il faut consommer 3 à 4 laitages par jour. Les produits laitiers posent aujourd'hui de nombreux problèmes de santé publique. Il y a de plus en plus d'allergie aux protéines du lait de vache. De plus, près de la moitié de la population ne digère pas bien le lait. Je préconise plutôt le lait de chèvre ou de brebis."

Un responsable hospitalier précise : "Le lait contient du lactose, qui n'est pratiquement pas absorbable tel quel par l'intestin. Il doit d'abord être digéré dans l'intestin grêle par une enzyme, la lactase. Celle-ci est à son taux maximal chez le nouveau-né arrivé à terme puis subit chez beaucoup d'adultes (20 % à 50 % de la population en France) un déclin physiologique qui l'amène à environ 10 % de sa valeur initiale." D'où l'impression de ballonnements. Dans ce cas, le fromage, qui ne contient quasiment plus de lactose, est une bonne alternative, selon plusieurs médecins.

Le neurologue Bernard Aranda observe que "80 % de (ses) patients atteints de migraines ou de céphalées voient leurs maux disparaître ou s'atténuer fortement en moins d'un mois après avoir arrêté le lait de vache et ses dérivés, à l'exception du beurre et du fromage. Et il semble que les réactions au lait sont encore plus nettes après une période d'arrêt prolongé." Le cas du lait reste complexe. Comme pour tout aliment, la question cruciale étant de savoir si le bénéfice d'ensemble l'emporte sur les effets nocifs.

Pour tenter d'y voir clair, en Finlande, premier consommateur mondial de lait, une étude internationale randomisée (dont les participants sont répartis de façon aléatoire) appelée TRIGR est menée depuis 2002. Sa finalité : déterminer si la consommation dès le plus jeune âge de lait de vache avec son apport de protéines animales pourrait avoir une incidence sur l'augmentation du diabète de type 1, ou insulino-dépendant, dont la Finlande possède le record mondial.

L'étude, financée pour partie par l'Union européenne suit 2 160 enfants à risque de 15 pays. "Cette étude a été initiée après avoir constaté que les enfants allaités au sein présentaient un risque moins important de diabète de type 1", explique Mila Hyytinen de l'équipe de recherche. "Une étude pilote sur 230 enfants a montré que le risque de présenter un diabète de type 1 diminue de 40 % à 60 % pour les enfants avec des prédispositions génétiques pour cette maladie lorsqu'ils sont nourris avec un lait recomposé", explique le professeur Mikael Knip, qui dirige cette recherche. Les résultats de l'étude globale sont attendus fin 2017.
Laure Belot et Pascale Santi


Les sources de calcium

Les produits laitiers, fromages en tête, ne sont pas la seule source de calcium. D'autres aliments en contiennent, comme le poisson, les oléagineuses (tournesol, sésame...), les légumineuses (soja...), les noix, les légumes verts (persil, épinard, fenouil, brocoli, haricot vert...), de nombreux fruits (cassis, orange, groseille, mûre, etc.) et certaines eaux minérales.
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Il existe un site complet sur ce que subissent les vaches:[url=lavachequipleure.com]lavachequipleure.com[/url]

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Voici justement les tracts que nous distribuons sur nos stands:

Le lait provient d'une mère qui pleure ! C'est un tract fait par Peaceful Prairie Sanctuary



Elle n'est pas une machine à lait Tract de Emancipation animale



Les droits des animaux de Gary Francione sur son site L'approche abolitionniste.




Vous trouverez tous ces tracts réunis sur le site de vegan.fr

Il faut se rappeler qu'il y a autant de souffrances dans un verre de lait que dans un steak. C'est pour cela qu'il faut devenir végan car s'arrêter au végétarisme ne suffit pas. Etre végétarien c'est être complice de la souffrance des vaches, chèvres, brebis, anesse. Une fois que toutes ces femelles ne produisent plus de lait, elles sont vite envoyées à l'abattoir. Elles mènent une vie plus misérable que les mâles et leur calvaire est beaucoup plus long.

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Par rapport au site lavachequipleure.com , je l'ai un peu parcouru, il y a du vrai, mais il y a aussi pas mal d'intox, ou au moins d'informations franchement exagérées, je donnerai des exemples si nécessaire.

Ce que je me disais, c'est que je peux justement me rendre utile pour démêler le vrai du faux, puisque qu'étant étudiant en BTS PA, je suis justement au cœur de la filière que vous combattez, j'effectue souvent des stages dans diverses exploitations ou organismes agricoles, et je suis donc bien placé pour rapporter ce qui s'y passe réellement, avec ma vision des choses, qui est celle de quelqu'un qui a beaucoup de respect et d'admiration pour la vie et qui est donc souvent très différente de celle des professionnels du secteur, je ne suis d'ailleurs pas issu du milieu agricole. Il y a d'ailleurs pas mal de tâches que je dois effectuer à contrecœur.
Seulement le sujet est tellement large, je préfère répondre à des questions ciblées pour ceux que ça intéresse.


EDIT : je voudrais quand même donner, pas vraiment un point de vue, mais quelques pistes de réflexions sur l'"abolitionnisme" :

Transformer les esprits et transformer la loi. La meilleure façon d’affronter le problème est de manière directe et honnête, en réclamant l’abolition : la fin de toute exploitation animale, tout court, et en éliminant chacun notre usage personnel des animaux autant qu’il est possible de le faire actuellement. Qu’est-ce que cela veut dire pour les animaux? Cela signifie la fin des expériences médicales douloureuses, la fin de la souffrance prolongée de la vie sur une ferme industrielle, la fin de l’horreur intense de la mort dans un abattoir. Cela veut dire que les animaux seraient capables de gérer leur vie eux-mêmes, sans domination et exploitation par les humains. Est-ce que cela veut dire que nous devrions donner le droit de vote aux moutons? Bien sûr que non! Cela veut dire tout simplement que les animaux auront le droit de ne pas être exploités par les humains.

Idéologiquement ça se tient, mais plus du tout dès qu'il s'agit de savoir, concrètement, qu'est-ce qu'on fait des animaux d'élevage? La vache, le mouton, le cochon, la chèvre, la poule et tous les autres ont été sélectionnés par l'homme depuis des milliers d'années, et de plus en plus intensivement depuis une cinquantaine d'année, pour répondre à des exigences de production dans des conditions d'élevage particulières à chaque race, mais on ne pourrait pas les lâcher en liberté dans la nature, soit ils s'y adapteraient et risqueraient de bouleverser des écosystèmes de manière irréversible (c'est ce qui s'est passé quand les européens ont introduit le cochon en Amérique), soit, pour beaucoup, ils ne pourraient pas survivre sans l'homme, et les libérer reviendrait à les condamner à mort...
Ou alors dites simplement que vous souhaitez la disparition des animaux domestiques, ce n'est pas in-envisageable, mais je ne vous raconte pas le bordel dans les campagnes...
Enfin bref, j'aimerais quelques précisions.


Selon la FAO, l'élevage produit plus de gaz à effets de
serre que l’utilisation de pétrole pour les voitures, tracteurs
et autres moyens de transport.

D'ailleurs ce sont les pets de mammouths qui ont permis de sortir de l'air glaciaire ! scratch
Faux, faux et archi-faux : les animaux ne produisent pas de gaz à effet serre : L'herbe (ou même le soja et le maïs), via la photosynthèse, prélèvent du carbone dans l'atmosphère pour pousser, les animaux mangent l'herbe et rejettent une partie de ce carbone dans l'atmosphère, c'est un cycle régulier, pas une production. De la même manière les nuages stockent l'eau mais ne la produise pas.

Par contre les voitures, tracteurs etc... , en brûlant du pétrole qui lui ne se reconstitue qu'infiniment lentement, rejettent effectivement des gaz à effet de serre que la planète avaient mis des millions d'années à stocker, et là on peut considérer qu'ils sont effectivement produits.


Je pense aussi que l'élevage n'est pas responsable en lui-même de la faim dans le monde, c'est le système économique qui l'en rend coupable en encourageant des pratiques absurdes! Un vache française qui mange de l'herbe n'affame pas l'Argentin, puisque l'Argentin ne peut pas manger l'herbe, une vache française qui mange du soja français n'affame pas l'Argentin non plus. Le problème, c'est que les vaches françaises, pour des raisons purement capitalistes, ont été amenées à manger du soja argentin, alors que les Argentins crèvent de faim... (bien sûr c'est plus compliqué que ça, mais il est trop tard pour rentrer dans les détails)

PS : je ne sais pas si ce départ de débat est à sa place, si non merci de le déplacer.

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C’est bien de ta part de te poser des questions. Nous l’avons tous fait sur ce forum avant de nous lancer dans le militantisme. Notre association est abolitionniste car nous nous positionnons contre l’exploitation et la mis à mort des animaux que ce soit justifiable ou non.

Avant de te répondre je souhaiterais que tu comprennes avant tout notre éthique et philosophie de vie en visionnant cette magnifique vidéo sans arrière pensée: