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SOJA - Mise au point

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1 SOJA - Mise au point le Mer 19 Oct - 16:16

SOJA - Mise au point

Le soja a souvent fait l’objet d’attaques dans des magazines grand public ; on y a parlé en particulier de la présence de purines, des effets nocifs des phyto-oestrogènes, de son action délétère sur les nourrissons. De quoi susciter bien des craintes.
Je me propose de rétablir ici la vérité sur ces points. La littérature scientifique est en effet étonnement précise. Bien sûr, il faut prendre la peine de la lire, ce qui est moins facile que de lancer des invectives, d’ailleurs non dénuées d’arrière-pensées…

LES PURINES, DES BRIQUES ELEMENTAIRES DE LA VIE

Avant les phyto-oestrogènes, les « purines » furent les premiers composants du soja à susciter des polémiques. Les purines sont présentes dans le soja sous forme d’ARN [1], ainsi que sous forme de composés intermédiaires (ribonucléotides) aux acides nucléiques (ARN et ADN).
Autant dire que sans purine, la vie serait tout simplement impossible. Contrairement à une idée reçue, les purines ne sont pas la forme d’élimination ultime des acides nucléiques, en l’occurrence l’acide urique. Par ailleurs, l’organisme synthétise des purines lorsque les apports alimentaires sont insuffisants. On mentionnera également que l’acide urique possède des propriétés antioxydantes [2 ;3] qualifiés de « puissantes ». L’acide urique exerce également des effets anti-inflammatoires chez les patients atteints de sclérose en plaques [5].
L’accumulation d’acide urique peut conduire à un certain nombre de pathologies (goutte). Le soja ne favorise pas cette pathologie, au contraire des fruits de mer et de la viande rouge [6].
Chez les enfants nourris avec des laits infantiles à base de soja (PPS), les purines alimentaires sont facilement éliminées et aucun phénomène d’accumulation n’est constaté [1]. Par ailleurs, les purines présentent également une activité immuno-stimulante [7], ce qui explique notamment leur présence dans le lait maternel [8], car les nourrissons n’en synthétise pas suffisamment [9], faisant à cet âge des purines/nucléotiques des nutriments « semi-essentiels ». En revanche, le lait de vache n’en contenant pas suffisamment, les laits infantiles à base de lait de vache font désormais l’objet d’ajout de purines sous forme de ribonucléotides identiques à celles naturellement présentes dans le soja [10].
On notera que la présence naturelle de purines, d’oméga 3, de facteurs prébiotiques, c’est-àdire nutriments favorisant les prolifération des bactéries bénéfiques (symbiotes) dans la tube digestif, respectivement gynolactose dans le lait humain et stachyose dans le soja, l’absence de bêta-lactoglobulines, le soja se rapproche davantage du lait maternel que le lait de vache.
Par ailleurs, le lait maternel contient également des « phyto-oestrogènes » [11]. Enfin, les purines sont un argument invoqué contre le soja uniquement dans les pays francophones, sans doute à cause de sa proximité sémantique avec le mot « purin ». En revanche, les « purines » ne suscitent aucune polémique dans les autres pays. Même les sites spécialisés dans la désinformation contre le soja (Soyonline, Mercola, Weston A. Price Foundation, etc. financés par l’industrie laitière Fonterra et Realmilk) ne se servent pas de cet argument, sans doute parce que si anglais « purines » se traduit également par « purines », en revanche « purin » se traduit par « manure »...

« PHYTO-OESTROGENES » : IN VIVO VERITAS

Pour bien comprendre la problématique des oestrogènes et des phyto-oestrogènes…

Il faut tout d’abord savoir que notre organisme produit en permanence des composés stéroïdiens appelés « oestrogènes », dont l’oestradiol 17-?. Ces hormones, synthétisées par les ovaires chez la femme, interviennent essentiellement dans les fonctions de reproduction. On retiendra également que les individus mâles produisent également des oestrogènes, en plus faible quantité que chez les femmes, synthétisées par les testicules.
Bien que la présence de ces oestrogènes soit parfaitement normale et naturelle, nos propres oestrogènes n’en favorisent pas moins les cancers hormono-dépendants (sein et prostate).
Aussi, une réduction des taux d’oestrogènes circulants et/ou une compétition sur les sites récepteurs à oestrogènes (ER ? et ER ?) est considérée comme un facteur de réduction de risque de cancer hormono-dépendants. Encore une fois, bien que parfaitement naturel et fabriqué par notre organisme, l’oestradiol 17 ? par exemple, exerce une activité hormone jusqu’à 10.000 fois plus élevée que les phyto-oestrogènes, mais également plus élevée que certains composés chimiques jugés cancérigènes, comme Distilbène® de triste mémoire, ou bien encore le Bisphénol A, un des polluants chimiques les plus répandus. Tout l’enjeu consiste donc à limiter les effets indésirables des oestrogènes endogènes (effet prolifératif), mais sans atténuer les effets bénéfiques (effets antioxydant cardio-protecteur, anti-ostéoporotique et neuroprotecteurs), un défi auquel répondent les « phyto-oestrogènes ».
Dans le même ordre d’idée, les acides gras « oméga 3 » ne sont pas synthétisés par le soja et les plantes en général pour satisfaire nos besoins en acides gras essentiels, mais pour se protéger des bactéries pathogènes [12].
Reste que chez l’Homme, les « oméga 3 » ne sont pas pour autant considérés comme des « phyto-antibiotiques », mais bien comme des acides gras essentiels.
Contrairement à ce qui est parfois avancé, les « phyto-oestrogènes » (isoflavones) ne sont en aucun cas des hormones. Les isoflavones appartiennent à la vaste famille des polyphénols (un temps appelés « vitamine P » ou « vitamine C 2 »), qui regroupe les catéchines du thé, les flavonoïdes des agrumes, les tannins et anthocyanes du raisin, les stilbènes des myrtilles, etc.
Les isoflavones de soja, et les polyphénols en général, ne sont donc pas des composés stéroïdiens, famille à laquelle appartiennent les oestrogènes. Le terme « phyto-oestrogènes » (PO) est attribuable à leur (très modeste) effet oestrogénique observé in vitro, c’est-à-dire en l’absence des oestrogènes synthétisés par l’organisme (oestrogènes endogènes). Cet effet demeure toutefois environ 2.000 fois plus faible que celui des oestrogènes véritables.
Mais, in vivo, les PO entrent en compétition avec les oestrogènes endogènes sur les sites récepteurs à oestrogènes, mais sans en exercer une activité oestrogénique significative. Dans le cas particulier de la ménopause, les PO ne peuvent entrer en compétition avec les oestrogènes endogènes puisque ceux-ci ne sont pratiquement plus présents dans l’organisme.
Leur léger effet oestrogénique peut alors (parfois) s’exercer et compenser partiellement ce déficit.
Dans le même ordre d’idée, dans les pays d’Asie où l’exposition aux phyto-oestrogènes est plus élevée qu’en Occident, le taux circulant des oestrogènes est de 40% inférieur à celui des femmes occidentales [13], ce qui réduit dans les mêmes proportions l’exposition des glandes mammaires aux effets prolifératifs des oestrogènes endogènes et donc diminue le risque de cancer du sein.
On retiendra donc qu’en présence d’oestrogènes « forts » (oestrogènes endogènes), situation physiologique habituelle en dehors du cas particulier de la ménopause, les phyto-oestrogènes atténuent l’effet oestrogénique global, en particulier ses effets néfastes (effet prolifératif), tout en renforçant ses effets bénéfiques (e.g. effet antioxydant).

LES GLYCEOLLINES : LES AUTRES ANTI-OESTROGENES PRESENTS DANS LE SOJA

Par ailleurs, les effets anti-oestrogéniques in vivo du soja ne sont pas attribuables aux seules isoflavones. Les glycéollines (phytoalexines), d’autres composés présents dans le soja, présentent également une activité anticancéreuse (vs cancers sein et ovarien) attribuée à leurs propriétés anti-oestrogéniques [14]. Les glycéollines font actuellement l’objet d’évaluation clinique. Selon Matthew Burow (Université de Tulane, Nouvelle-Orléans), les glycéollines offrent un espoir pour le traitement des formes avancées de cancers du sein et des ovaires, actuellement sans réel traitement efficace [15]. De plus, contrairement aux chimiothérapies employées pour le cancer du sein (Tamoxifène), les glycéollines n’augmentent pas le risque de cancer de l’endomètre (utérus) [16].

MENOPAUSE : L’EFFET AGONISTE DES ISOFLAVONES

Lors de la ménopause, des doses élevées d’isoflavones (60 mg environ), atténuent les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur). L’organisme ne synthétisant plus d’oestrogènes, les phyto-oestrogènes compenseraient partiellement ce déficit, mais semble-t-il seulement chez les femmes capables de transformer les isoflavones natives (sous forme glycosylées, peu ou pas assimilables et sans pouvoir oestrogénique en l’état) en isoflavones aglycones (équol), seules capables d’exercer exerçant un effet oestrogénique significatif, mais néanmoins toujours très en deçà des oestrogènes endogènes (environ 200 fois moindre), d’où l’amélioration des symptômes parfois constatée [17].

SYNDROME PREMENSTRUEL : L’EFFET ANTAGONISTE DES ISOFLAVONES

Au contraire de la ménopause, le syndrome prémenstruel est provoqué par une production excessive d’oestrogènes endogènes. Dans ce cas, une supplémentation en isoflavones de soja conduit également à une amélioration des symptômes [18 ;19].
Le syndrome prémenstruel fournit une illustration du phénomène de compétition entre phytooestrogènes et oestrogènes endogènes aboutissant in fine à une réduction globale de l’exposition oestrogénique.
Le fait que les isoflavones (phyto-oestrogènes) interviennent favorablement dans ces deux situations physiologiques opposées que sont la ménopause et le syndrome prémenstruel illustre leur rôle de régulateurs hormonaux (Selective Estrogen Receptor Modulators ou SERM) à la fois capables de corriger soit une insuffisance d’oestrogènes (ménopause), soit un excès (syndrome prémenstruel).

CAS DES NOURRISSONS

L’usage du soja chez les nourrissons est l’autre polémique récurrente instruite à l’encontre du soja. Les adversaires du soja arguent de la teneur en isoflavones contenues dans les laits infantiles à base de soja. Mais celle-ci reste peu pertinente dans la mesure où la flore intestinale des nouveaux-nés ne peut transformer les isoflavones glycosylées en isoflavones aglycones, ce qui réduit très fortement leur absorption intestinale [20].
De même, il est parfois avancé les préparations pour nourrissons à base de soja (PPS) apportent une dose d’isoflavones 5 fois plus importante que contenue que la dose d’oestrogènes et des progestatifs contenue dans les pilules contraceptives. Curieux argument quand on sait que ces composés n’ont, au moins d’un point de vue chimique, strictement rien à voir entre eux. Pour s’en convaincre, les femmes utilisant une pilule contraceptive n’ont qu’à la remplacer par un complément alimentaire « ménopause » à base d’isoflavones de soja, même en quintuplant les dosages…

« PHYTO-OESTROGENES » : PAS QUE DANS LE SOJA…

Autre paradoxe : on déconseille les préparations pour nourrissons à base de soja (PPS) au profit des préparations pour nourrissons à base de lait de vache (PLV), alors que le lait de vache accumule également des phyto-oestrogènes provenant des végétaux dont ils se nourrissent [21]. Ceci s’explique par le fait que lors de la rumination, les bactéries du rumen transforment les isoflavones aglycones (peu assimilables et pratiquement dépourvues d’effet oestrogénique) en isoflavones aglycones dont l’équol, la forme la plus active et assimilable qui permet ainsi leur accumulation dans le lait, ce qui de mon point de vue ne constitue d’ailleurs pas un problème en soi.
Reste que l’on constate que les enfants nourris avec des PLV présentent des taux circulants d’équol (forme active des phyto-oestrogènes) plus élevées que les enfants nourris avec des PPS [22]. Si les « phyto-oestrogènes » présentaient un risque pour les nourrissons, il faudrait donc logiquement éviter prioritairement les PLV. Même l’Afssa reconnaît d’ailleurs ce fait, je cite : « le plasma des 7 nourrissons alimentés avec une préparation à base de lait de vache contenait des quantités d’équol légèrement plus élevées [que les enfants nourris avec des PPS] », rappelant au passage que « l’équol possède une forte activité estrogénique » mais sans en tirer les conséquences [23].
Par ailleurs, le lait bio contient davantage de phyto-oestrogènes que le lait conventionnel [24], vraisemblablement parce que le trèfle des herbages contient davantage de phyto-oestrogènes que les tourteaux soja utilisés dans les élevages intensifs. On remarquera également que dans les deux cas, les vaches et leurs veaux ne sont nullement affectés par ces phyto-oestrogènes…

VERITABLES HORMONES PRESENTES DANS LE LAIT, MAIS PAS DANS LE SOJA…

En revanche, la présence de véritables hormones dans le lait de vache (ou de chèvre, de brebis, jument, etc.) pose un réel problème. Ceux-ci contiennent naturellement (« bio » et/ou« cru » ne fait rien à l’affaire) pas moins de 59 véritables hormones dont l’oestradiol 17 ? [25 ;26 ;27 ;27 ;28 ;29], l’une des plus puissants oestrogènes répertoriés, de l’IGF-1, une hormone de croissance (notamment des tumeurs cancéreuses…), à ce titre classée par le CIO comme substance dopante, mais également leptine (favorise l’obésité), progestérone (cancer de la prostate), thyroxine et triiodothyronine (acné et puberté précoce), ocytocine (maladie cardio-vasculaire), cortisone (cancer du sein et l’endomètre), prolactine (allergie), etc. : liste non exhaustive…
On retiendra que ces composés brillent par leur absence dans le soja. Nonobstant les effets putatifs des laits de mammifères, (le lait de jument par exemple aussi contient également des hormones…) [30], etc., il est incontestable que les laits d’origine animale couramment consommés contiennent de véritables hormones. Aussi, bannir le soja qui n’en contient pas la moindre trace au profit des laits pour éviter une exposition aux hormones apparaît également comme une recommandation pour le moins paradoxale.

RISQUES LIES AUX PREPARATIONS POUR NOURRISSONS (LAITS INFANTILES) A BASE DE LAIT DE VACHE (PLV)

En 2006, une étude effectuée conjointement par la Case Western University School of Medicine (Cleveland) et l’université de Constance a mis en évidence la présence de prion dans les laits de vache, chèvre et brebis [31]. Tout aussi inquiétant, en 2007, l’American Journal of Clinical Nutrition, la revue la plus prestigieuse en matière en nutrition, publie uneétude effectuée par les universités de Brisbane, Bristol et Birmingham qui montre que les enfants nourris avec deux portions de laitage présentent un risque accru de développer un cancer colorectal [32].
En revanche, une cinquième étude confirme que la consommation de soja pendant l’enfance protége des cancers à l’âge adulte [33].
L’occultation complète par les médias de telles informations, bien qu’elles offrent les meilleures garanties en termes validation scientifique, traduit pour le moins un certain climat de bienveillance à l’égard du lait.

AUTRES « LAITS » VEGETAUX

L’usage de laits d’amandes ou de riz pour éviter l’exposition aux phyto-oestrogènes est tout aussi paradoxale car ces « laits » contiennent également des phyto-oestrogènes (sous forme de lignanes) [34], ce qui d’ailleurs ne pose pas de problème en soi. En revanche, ils n’obéissent à aucune législation et ne contiennent pas certaines vitamines notamment. L’usage et la commercialisation de tels produits pour des nourrisson est tout simplement irresponsable, et leur vente dans cette indication illégale.
En conclusion, il convient surtout rappeler que les nombreuses études portant sur effets les PPS chez les nourrissons concluent unanimement à leur innocuité, y compris à long terme, et ce sur l’ensemble des critères biologiques examinés (fertilité, puberté, croissance, thyroïde, etc.) [35 ;36 ;37 ;38 ;39 ;40 ;41 ;42 ;43 ;44]. Aux Etats-Unis, un enfant sur quatre est nourri avec des PPS. On estime que depuis 1960, date de l’apparition des PPS, plus de 30 millions d’enfants nord-américains ont été nourris avec des PPS sans que jamais le moindre effet adverse n’ait été rapporté. Contrairement à ce qui est parfois avancé, les autorités sanitaires américaines onsidèrent que les PPS ne posent aucun problème, comme on peut d’ailleurs le vérifier sur leur site [45]. En 2007, ces mêmes autorités ont réunis un panel d’experts qui a de nouveau confirmé cette position [46].

--oooOooo--

Hervé Berbille

Directeur de Recherche & Développement, diplômé de Institut des Sciences et Techniques des Aliments de l’Université Bordeaux 1.
Ingénieur en agro-alimentaire et diplômé en ethno-pharmacologie
Contact : 06 14 96 45 23.

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11, 2007.


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