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Aliments irradiés : atome, malbouffe et mondialisation

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Présentation de l’ouvrage


L’irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité sanitaire mondiale permettant d’éliminer des pathogènes responsables de millions d’infections d’origine alimentaire. Elle est souvent présentée comme une alternative bienvenue à l’usage d’autres dispositifs comme les produits chimiques (devenus interdits ou impopulaires parce que toxiques). C’est cependant - et surtout - une technologie multi usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à l’échelle mondiale. C’est ainsi un outil de domination économique stratégique.

Après la vache folle, à côté des pesticides et des OGM, l’irradiation des aliments… Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes, syndicalistes et consommateurs apportent leur regard sur l’irradiation des aliments et le contexte dans lequel son usage se répand. C’est en réalité un instrument méconnu - mais emblématique - de la mondialisation des échanges agro-alimentaires, sous influence pro nucléaire. C’est une technologie en plein développement au niveau mondial, encouragée par les institutions internationales et certains Etats malgré des conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques non négligeables.

Les risques pour la santé qu’elle induit et les conséquences socio-économiques et environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins : perte de vitamines, risques de perturbations génétiques et d’apparition de tumeurs cancéreuses ; conséquences pour l’emploi et l’économie locale par la délocalisation des productions ; risques liés au fonctionnement d’installations et au transport de matières nucléaires, aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à la biodiversité).

Si nos institutions – mondiales, européennes et nationales – taisent ces enjeux sous couvert de « sécurité sanitaire » et de satisfaction de la demande des consommateurs, il revient aux citoyens de s’informer et d’agir…

Ouvrage coordonné par le Collectif français contre l’irradiation des aliments Avec les contributions de Geneviève Azam, Jean-Pierre Berlan, Roland Desbordes, François Dufour, Yann Fiévet, Thierry Folliard, Véronique Gallais, Wenonah Hauter, Christian Jacquiau, Guy Kastler, Paul Lannoye, Lylian Le Goff, Catherine Le Rohellec, Olivier Louchard, Gilles Maréchal, Yveline Nicolas, Christian Rémésy, Aurélie Trouvé, François Veillerette.

Source Campagne contre l'irradiation des aliments

Le symbole ci-dessous est le symbole international de l'irradiation des aliments. Il est appelé "radura"



Au niveau européen, environ 40 000 tonnes d'aliments ont été irradiés en 2003, soit une multiplication par deux (20 000 tonnes environ pour 2002). Actuellement, l'ionisation est autorisée pour une seule catégorie d’aliments en Europe, il s’agit des herbes aromatiques séchées, des épices et des condiments végétaux. Cependant, des dérogations ont été mises en place comme en France (oignon, ail, échalote, légumes et fruits secs, volaille, crevettes...) et les contrôles paraissent bien insuffisants.

Suite de l'article

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Voici un second article sur le sujet :


Irradiation des aliments : quels sont les risques ?

Rédigé par Seb (Samedi 2 janvier 2010)

L’essor des technologies nucléaire a permis d’entreprendre dans l’industrie le développement d’applications civile du potentiel nucléaire, dont le traitement par rayonnements ionisants des aliments, autrement dit « l’irradiation des aliments ». Cette technique a été développée par l’industrie agroalimentaire, elle vise principalement à mieux conserver les aliments et à réduire les risques de contaminations. La question posée est : Quels sont les risques pour nous d’avoir des aliments irradiés ? Quid de la réglementation ?

Le traitement de nos aliments par rayonnements ionisants, appelé discrètement « pasteurisation à froid », est une technique mise au point dans les années 60 et a pour principal but, d’améliorer la conservation des aliments. Les denrées alimentaires ayant été exposées à des radiations ionisantes sont dites « irradiés ». Ces aliments ne sont pas « radioactifs ». L’utilisation de ce procédé n’a pas pour objectif de remplacer les autres techniques de conversation généralement utilisée. Il vise initialement à détruire les micro-organismes pathogènes (les salmonelles ou la listeria par exemple), ralentir le mûrissement, détruire les germes et décontaminer les aliments.

Outre ces problématiques pour les industriels que sont la durée de conservation, le mûrissement, la germination ou encore le développement de micro-organismes pathogènes. L’irradiation des aliments répond à d’autres problématiques, tels que, la diminution de la torréfaction du café, l’attendrissement des fruits secs, la diminution de la durée de la pré-cuisson et de la cuisson etc.
Quels sont les risques de l’irradiation de nos aliments pour la santé ?

Les aliments ayant été exposé à des radiations supérieures à 6 kilogray peuvent perdre leurs vitamines, protéines ainsi que d’autres nutriments, c’est notamment le cas pour les vitamines A, B C et E, ce qui peut diminuer nettement la qualité nutritive de ces aliments sans que le « consommateur moyen » n’en soit conscient ou même vraiment informé. C’est-à-dire qu’un consommateur moyen va acheter tel fruit car il s’est informé de sa qualité nutritive mais finalement telle vitamine a en grande partie été détruite, car le fruit en question a été dénaturé par l’irradiation. Ce traitement peut aussi avoir un impact sur le goût, la texture et l’odeur des aliments traités.

Outre la diminution de la qualité nutritionnelle, le traitement des aliments par l’irradiation fait apparaître des radicaux libres instables et cancérigènes, du formaldéhyde et des cyclobutanones. Les cyclobutanones apparaissent dans les aliments contenant des lipides et ne se trouvent que dans les aliments irradiés. Ils sont cytotoxique et génotoxique, cela signifie que ce sont des agents biologique altérant les cellules et le génome humain.

Des études menées sur des animaux de laboratoires ont permis d’identifiées qu’une consommation d’aliments irradiés réduisait la durée de vie et la fertilité, augmentait les risques de cancer, provoquait des lésions intestinales et provoquait même des modifications génétique chez les animaux observés. Ces études n’étaient semble-t-il, pas déterminantes pour les autorités sanitaires chargées de l’approbation de l’exploitation de cette technique.

A la vue de certains éléments, il semblerait que les autorités sanitaires soient particulièrement, et à juste titre, préoccupées par la contamination des aliments par des micro-organismes pathogènes (listeria, salmonelles etc.) ce qui orienterait leur jugement dans le sens de l’approbation de ce traitement des aliments, bien que des réserves aient été émises par un certain nombre de scientifiques. En effet, les pays desquels sont importés certains aliments ne satisfont pas les mesures sanitaire de collecte, préparation, stockage, transport etc. Pourtant, la directive européenne en la matière est claire, elle précise que l’irradiation ne doit pas être utilisée pour remplacer des mesures d’hygiène et de santé, ou de bonnes pratiques de fabrication ou de culture. En théorie, le principe de précaution devrait être appliqué, et l’utilisation de techniques alternatives à l’irradiation des denrées alimentaires devraient être exploitées.
Quels sont les préoccupations environnementales soulevées par l’irradiation des aliments ?

Mme Hiltrud Breyer, rapporteuse au Parlement européen sur la proposition de liste de denrées et ingrédients alimentaires pouvant être soumis à un traitement par ionisation dans la Communauté européenne, indique :

« L’ionisation des denrées alimentaires encourage la tendance à une production de masse centralisée et à une distribution des produits dans le monde entier. La durée de conservation plus longue des aliments permet leur transport à grande distance, ce qui contribue à une augmentation de la consommation de fuel, des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique, à un déclin socio-économique de la situation des petits agriculteurs et à la disparition d’habitats sauvages au profit de l’agriculture industrielle et de la construction de routes. En encourageant le système d’approvisionnement alimentaire actuel, l’ionisation des denrées compromet l’objectif d’un développement durable. »
Quels avantages économiques pour l’industrie agroalimentaire ?

Outres les avantages précédemment cités, l’irradiation des aliments permet de relacher les conditions sanitaires en amont du traitement par rayonnement ionisant, d’acheter des aliments à moindre coût dans des pays où les normes sanitaires sont insuffisantes à la vue des nôtres, de stocker et de transporter plus longtemps et plus loin via l’allongement de la durée de conservation, de réduire les coûts de production en délocalisant, tromper le consommateur sur la fraîcheur des aliments etc.
Les aliments irradiés dans l’Union Européenne

Selon les pays, l’exposition des aliments à des rayonnements ionisants est autorisée, et auquel cas, réglementée. Dans l’Union Européenne, il y a actuellement 10 pays qui autorisent l’irradiation uniquement sur des aliments repris par la législation européenne, à savoir les herbes aromatiques séchées, les épices et les condiments. Ces pays sont l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, le Luxembourg, le Portugal, la Finlande et la Suède. La Finlande autorise en plus l’utilisation de cette technique pour les repas stériles des malades.

Aussi, 5 pays autorisent l’utilisation de rayonnements ionisant pour le traitement d’un nombre plus grand de denrées alimentaires : la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie et le Royaume-Uni. Ces pays imposent l’utilisation des rayonnements ionisant sur un nombre de produits limité et à des doses maximales d’exposition, évaluées en Gray (Gy : Unité dérivée d’énergie massique de radiation absorbée). La dose maximale absorbée par un aliment devrait être inférieure à celle qui compromettrait la sécurité sanitaire ou l’intégrité structurelle, fonctionnelle ou organoleptique de l’aliment, soit 10 kGy (kilogray).

Les autres pays de l’Union Européenne n’autorisant pas l’utilisation de ce procédé, n’autorisent pas non plus l’importation d’aliments irradiés. Dans le cas des 10 pays précédemment cités, ils n’autorisent pas l’importation des denrées alimentaire irradiées n’étant pas reprise par la législation européenne.

En dehors de l’Union Européenne de nombreux pays autorisent aussi le traitement par rayonnements ionisants à des degrés divers. Par exemple en Afrique du Sud, au Brésil et à un degré moindre en Turquie, quasiment tous les aliments peuvent être irradiés. C’est de cette manière que l’on peut retrouver chez nous des jus d’orange à base de concentrés de fruits irradiés.

Normalement, l’étiquetage des produits alimentaires doit faire mention de ce traitement. Un aliment ayant été exposé à des rayonnements ionisants ou contenants des ingrédients ayant été exposé à des rayonnements ionisants doit être étiqueté en faisant obligatoirement mention de ce traitement. Un logo (voir en début d’article) est censé permettre aux consommateurs de reconnaître les aliments irradiés. Mais d’une part, très peu de gens connaissent ce logo et d’autre part, en pratique, cette indication n’apparaît quasiment jamais pour les consommateurs dans la mesure où les ingrédients irradiés sont le plus souvent incorporés dans des plats préparés où ils sont mélangés à d’autres qui n’ont pas été irradiés.
L’irradiation des aliments en France

La réglementation française concernant l’irradiation des aliments définis un certain nombre de denrées et ingrédients alimentaires pouvant être soumis à un traitement par irradiation : les herbes aromatiques, les épices, les condiments, l’oignon, l’ail, l’échalote, les légumes et fruits secs, les flocons et germes de céréales pour produits laitiers, la farine de riz, la gomme arabique, la volaille, les cuisses de grenouilles congelées, le sang séché et le plasma, les crevettes, l’ovalbumine (additif alimentaire), la caséine et les caséinates (additifs alimentaires).

Au niveau de la commercialisation, la DGCCRF est chargée de vérifier que le traitement ne concerne pas des aliments pour lesquelles l’irradiation est interdite et que les règles d’étiquetage sont respectées. Seulement, aucun contrôle n’a été réalisé en 2003, 60 en 2004 (sur des échantillons d’épices pour la plupart, dont aucun n’était ionisé), 86 en 2005 (7 catégories de produits). Les derniers contrôles rendus publics concernent l’année 2006 (105 échantillons, prélevés dans 117 établissements) et portent principalement sur des produits importés. Bien qu’un nombre aussi faible d’échantillons ne soit pas représentatif, il est alertant de constater une hausse constante de produits commercialisés illégalement (irradiés mais non autorisés ou non étiquetés) en France, jusqu’à 7% en 2005 et 10% en 2006.

Aussi, les pays disposant d’installations pour le traitement par rayonnements ionisants ne communiquent pas tous leurs données sur les doses d’irradiation, notamment les Pays-Bas, ou avec des valeurs qui ne correspondent pas à la réglementation (en Belgique), voire ne communiquent aucune information sur les volumes et catégories de produits traités (en Espagne et en Italie).

http://www.ecologie.tv/sante/irradiation-des-aliments-quels-sont-les-risques-02012010-1092.html[url][/url]


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